DAV361

DAV361

DAV361

DAV361 est un produit novateur visant à délivrer au côlon une enzyme β-lactamase optimisée brevetée capable d’inactiver les antibiotiques de la classe des β-lactamines avec une grande efficacité. En empêchant les β-lactamines (l’une des classes d’antibiotiques les plus utilisée) de perturber le microbiote intestinal, DAV361 vise notamment à prévenir la sélection et l’amplification de bactéries résistantes, leur dissémination et la survenue d’infections causées par ces bactéries. Cette approche présente un intérêt majeur pour les β-lactamines de dernière génération, comme les carbapénèmes qui sont utilisés en dernier recours, car il y a urgence à ralentir l’émergence de la résistance à cette classe d’antibiotiques.

DAV361 est notamment développé pour prévenir la colonisation des patients d’unités de soins intensifs par des bactéries résistantes aux β-lactamines et prévenir les infections subséquentes. La population cible de DAV361 inclut donc tous les patients hospitalisés dans des unités de soins intensifs et recevant des β-lactamines. Sur le plus long terme, DAV361 pourrait être utilisé chez tous les patients hospitalisés traités par des carbapénèmes, antibiotiques de dernier recours, mais aussi dans la population pédiatrique, grosse consommatrice de β-lactamines surtout aux jeunes âges, pour prévenir les conséquences néfastes à long terme des prises d’antibiotiques (i.e. asthme, obésité et diabète).

Pourquoi DAV361 est unique ?

  • DAV361 est très différent des autres approches développées dans le domaine du microbiote : il protège le microbiote avant qu’il ne soit perturbé par les antibiotiques, au lieu de le reconstituer partiellement après qu’il ait été perturbé (comme c’est le cas avec les probiotiques, les produits biothérapeutiques vivants et la transplantation fécale)..
  • Il agit sur toutes les familles de β-lactamines, y compris sur les carbapénèmes, et pas uniquement sur les pénicillines et les céphalosporines.
  • Il est indiqué pour les antibiotiques oraux et ceux injectés par voie intraveineuse (dont une fraction atteint le côlon après recyclage entéro-hépatique).
  • Son administration est simple et ses coûts de fabrication réduits.